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26 Mai 2015 - 02:37:04

médicaments mortels et crimes organisés



Remèdes mortels et crime organisé - Comment l'industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé
LES MÉDICAMENTS D’ORDONNANCE SONT LA TROISIÈME CAUSE DE MORTALITÉ APRÈS LES MALADIES CARDIAQUES ET LES CANCERS.
Dans ce récent ouvrage révolutionnaire, Peter C. Gotzsche lève le voile sur les comportements frauduleux de l’industrie pharmaceutique dans les domaines de la recherche et de la commercialisation et sur son mépris moralement répugnant pour la vie humaine. L’auteur établit des rapprochements convaincants entre l’industrie pharmaceutique et l’industrie du tabac et révèle l’extraordinaire vérité derrière les efforts déployés pour semer la confusion et détourner l’attention du public et des politiciens. Il s’appuie sur des données probantes et traite de manière détaillée de l’extraordinaire défaillance du système causée par le crime généralisé, la corruption et l’inefficacité de la réglementation pharmaceutique – une réglementation qui, selon lui, doit être radicalement transformée. « Si nous prenons autant de médicaments, c’est principalement parce que les compagnies pharmaceutiques ne vendent pas des médicaments, mais des mensonges à leur sujet. C’est ce qui fait que les médicaments sont si différents du reste… Tout ce que nous savons sur leur compte, c’est ce que les compagnies ont choisi de nous dire et de dire à nos médecins… Les patients ont confiance dans leurs médicaments parce qu’ils extrapolent la confiance qu’ils ont envers leurs médecins et la reportent sur les remèdes que ces derniers leur prescrivent. Ils ne sont pas conscients que les médecins, s’ils en savent long sur les maladies et la physiologie et la psychologie humaines, en connaissent très, très peu sur les médicaments si ce n’est les informations fabriquées de toutes pièces par l’industrie pharmaceutique… Si vous ne croyez pas que le système est hors de contrôle, je vous invite à m’écrire pour m’expliquer pourquoi les médicaments sont la troisième cause de mortalité… Si une épidémie provoquée par une nouvelle bactérie ou un nouveau virus avait fait autant de victimes – ou si elle avait même causé un centième seulement des décès associés aux effets secondaires des médicaments –, nous aurions tout fait pour la contenir. »


Extrait du chapitre: "La psychiatrie: paradis de l'industrie pharmaceutique", pages 277 à 279

Le canular du déséquilibre chimique:
Au lieu de s'appliquer à tenter de comprendre les patients, la psychiatrie est devenue une entreprise de listes de buanderie qu'on pourrait demander à une secrétaire ou bien aux patients eux-mêmes de remplir. Les diagnostics sont souvent établis après une brève consultation de 10 à 15 minutes, à la fin de laquelle bien des patients se font dire qu'ils devront prendre un médicament pour le reste de leur vie dans le but de rétablir un "équilibre chimique" dans leur cerveau. Il arrive aussi très souvent qu'on leur raconte que leur problème ressemble à celui des patients atteints d'un diabète requérant de l'insuline. Si cela était vrai, le nombre de malades mentaux frappés d'incapacité aurait diminué une fois qu'on a introduit les antipsychotiques et les antidépresseurs. Or, ce qui s'est passé c'est la hausse vertigineuse du nombre de personnes affectées d'un diagnostic psychiatrique qui reçoivent une pension d'invalidité.
[...]
L'histoire du déséquilibre chimique, histoire qu'on raconte à propos de tous les médicaments psychotropes, même les benzodiazépines (pilules pour les nerfs ou pour dormir) est un gros mensonge. On n'a jamais fait la preuve qu'aucune des grandes maladies psychiatriques soit causée par un défaut biochimique et il n'existe aucun test biologique capable de montrer qu'une personne souffre d'une maladie mentale particulière. Par exemple, l'idée selon laquelle les patients déprimés manquent de sérotonine a été rejetée de manière convaincante. En fait, certains médicaments qui réduisent la sérotonine agissent aussi sur la dépression. [...] Une foule d'autres faits plaident à l'encontre du canular du déséquilibre chimique; c'est ainsi qu'il faut compter des semaines de traitement avant que les médicaments n'agissent.

Les médicaments psychotropes ne résolvent pas un déséquilibre chimique, ils le provoquent, ce qui explique qu'il soit si difficile d'en interrompre la consommation. Quand on les prend pendant plus longtemps que quelques semaines, ces médicaments provoquent la maladie qu'ils prétendent guérir. Nous avons transformé la schizophrénie, le TDAH et la dépression qui, par le passé, étaient des maladies bénignes et de courte durée, en maladies chroniques en raison des médicaments que nous utilisons pour les traiter.

Les gens peuvent éprouver des symptômes terribles quand ils tentent d'arrêter le traitement, tant des symptômes qui sont propres à la maladie que des symptômes qu'ils n'avaient jamais eus auparavant. Il est malencontreux que presque tous les psychiatres - et les patients eux-mêmes - interprètent ce phénomène comme signifiant qu'ils ont toujours besoin du médicament. Habituellement, ils n'ont en pas besoin. Ils sont devenus dépendants, tout comme un toxicomane dépend de l'héroïne ou de la cocaïne.
[...]
Les psychiatres devraient prendre en considération le fait que, contrairement aux psychiatres, les autres médecins spécialistes sont très réticents aux traitements symptomatiques de longue durée sans savoir ce qui explique le symptôme, par exemple quand une personne souffre de nausées ou de maux de tête. Toutefois, il faut une volonté bien arrêtée, du temps, de la patience et une période de réduction progressive pour sevrer un patient de ces médicaments tout en minimisant les symptômes provoqués par le sevrage. Quand les patients ont été maintenus sous médication pendant des années, le sevrage peut requérir jusqu'à une année complète. La plupart des psychiatres préfèrent s'en remettre au traitement pour la vie entière, ce qui est désastreux pour plusieurs raisons. Cette conduite emprisonne les patients dans un rôle de patient pendant que les médicaments changent leur personnalité d'une manière qui les rend incapables de confronter les défis de la vie courante. Il semble probable que tous les médicaments, pas seulement les antipsychotiques, peuvent provoquer des dommages permanents au cerveau et des changements durables de la personnalité, comme la dyskinésie tardive, le déclin cognitif et l'indifférence émotive. [...]

 

Big pharma

"Or les médicaments sont aussi des substances dangereuses, à manier avec précaution. Il y a bien sûr les scandales récents qui ont secoué la France. L’affaire du Mediator n’est nullement une exception, elle est plutôt la règle : on assiste depuis une vingtaine d’années à une avalanche de scandales pharmaceutiques à travers le monde, pour la plupart bien plus graves que celui du Mediator et impliquant quasiment tous les grands laboratoires mondiaux. Étrangement, ces affaires retentissantes n’ont pratiquement pas eu d’écho en France. Sans doute a-t-on considéré qu’il s’agissait de problèmes qui ne nous concernaient pas, un peu comme le fameux nuage de Tchernobyl. Pourtant, les entreprises impliquées sont des multinationales implantées sur notre territoire comme sur le reste de la planète et leurs médicaments étaient (ou sont encore) commercialisés également en France. À l’ère de la mondialisation, les molécules circulent aussi librement que le pétrole ou les courriels."
...
On ne peut plus dire qu’il s’agit de cas isolés de corruption , de quelques « méchants » qu’il suffirait de mettre en prison. Les experts, les scientifiques, les médecins, les politiciens, tous ces gens font simplement leur travail – ils sont même, dans leur grande majorité, bienveillants et de bonne foi. Ce que révèlent les scandales, par leur répétition même, c’est justement cela : la banalité du mal pharmaceutique, son caractère systémique, industriel.

Il y a quelque chose de pourri au royaume de Médecine , comme il est dit dans Hamlet. Nous le sentons tous obscurément, mais nous hésitons à nous l’avouer. Nous voulons continuer à croire que la médecine est « basée sur des preuves », comme on nous le répète tout le temps, que nos médecins sont vigilants et bien informés, que les agences sanitaires ne permettront plus qu’on nous vende des médicaments inutiles et dangereux. Nous voulons continuer à croire en la médecine, car elle a été porteuse depuis la révolution thérapeutique de la fin du XIXe de tous nos espoirs en une vie longue et sans douleur. Mais cette médecine que nous avons connue n’existe plus.

Comme on va le lire dans ce livre, les « preuves » sur lesquelles on se fonde pour nous prescrire des médicaments sont couramment biaisées. Les risques sont cachés par les laboratoires . Les médecins reçoivent leur formation et leurs informations de l’industrie pharmaceutique. Les agences sanitaires approuvent de façon désinvolte des médicaments totalement inefficaces, tout en protégeant le « secret commercial » des données négatives fournies par les firmes. À tous les niveaux, le profit des industries passe AVANT l’intérêt des patients.

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http://survivantdespsy.sosblog.fr/survivants-psy-b1/medicaments-mortels-et-crimes-organises-b1-p140.htm

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